Lignée rabbinique
Aln'kaoua
aussi orthographié : Encaoua · Ankawa · Alnaqua · Alnakaua
Originaire de Tolède, avant 1391.
Parcours géographique
- Tolède
- Tlemcen
- Livourne
- Paris
- Marseille
- Strasbourg
- Montréal
- Jérusalem
Origine
La famille Aln’kaoua plonge ses racines à Tolède dans le judaïsme andalou du XIVᵉ siècle. Le nom apparaît avec plusieurs variantes selon les régions et les époques : Encaoua (forme algérienne moderne), Ankawa, Alnaqua, Alnakaua. L’orthographe Aln’kaoua avec apostrophe — celle retenue par le projet MMJMM — reflète la prononciation tlemcénienne traditionnelle.
Trajectoire
La trajectoire de la famille est exemplaire de l’histoire du judaïsme séfarade-maghrébin :
- Tolède jusqu’en 1391, où Israël ben Joseph Aln’kaoua meurt martyr lors des pogroms.
- Tlemcen à partir de 1391, où Ephraïm Aln’kaoua fonde une yeshiva et devient Rab el-Kebir — le Grand Maître. La famille y reste plusieurs siècles, fournissant rabbins, juges, paytanim et négociants à la communauté.
- Livourne à partir du XVIIᵉ siècle, où plusieurs branches émigrent pour participer au commerce méditerranéen et à la communauté sépharade de cette ville-refuge.
- Algérie française au XIXᵉ et au début du XXᵉ s. : la famille fait souche dans plusieurs villes (Tlemcen, Oran, Constantine, Alger).
- Diaspora contemporaine : après l’indépendance de l’Algérie (1962), la quasi-totalité de la communauté juive émigre. Les Aln’kaoua se retrouvent aujourd’hui principalement à Paris, Marseille, Strasbourg, Montréal et Jérusalem.
Héritage écrit
L’héritage manuscrit de la famille comprend au moins :
- Le Menorat ha-Ma’or d’Israël Aln’kaoua (vers 1390)
- Le Sha’ar Kevod Hashem d’Ephraïm Aln’kaoua (première moitié du XVᵉ s.)
- Une œuvre attribuée à Yehuda Aln’kaoua, le Sha’ar Kevod Adonai (XVᵉ-XVIᵉ s.)
- Diverses pièces de copie attribuées aux descendants
C’est l’un des héritages dynastiques les mieux documentés du judaïsme maghrébin médiéval — et l’un des plus emblématiques pour le projet MMJMM.