Rab el-Kebir
Ephraïm ben Israël Aln'kaoua אפרים אלנקאוה
1359–1442
Tolède · Tlemcen
Auteur canonique du corpus
Notice
- Rôles
-
- Rabbin
- Kabbaliste
- Liturgiste
- Famille
- Aln'kaoua (Encaoua, Ankawa…)
- Lieux d’activité
- Tolède · Tlemcen
- Floruit
- vers 1359-1442
Vie
Fils d’Israël ben Joseph Aln’kaoua, il a environ trente ans lors des pogroms de 1391. Survivant, il fuit la Castille en emportant l’œuvre inachevée de son père et son propre projet d’écriture. Il traverse le détroit de Gibraltar pour gagner le Maghreb.
À Tlemcen, alors capitale du royaume zayyanide, il fonde une yeshiva et y devient un maître spirituel reconnu de tout le Maghreb central. Il meurt vers 1442. Sa tombe, à la sortie de la ville, devient un lieu de pèlerinage majeur qui le restera jusqu’à l’exode juif d’Algérie au XXᵉ siècle.
La tradition tlemcénienne l’appelle Rab el-Kebir — le Grand Maître.
Œuvre
Son œuvre principale est le Sha’ar Kevod Hashem — « La Porte de la Gloire du Nom » — qui mêle exégèse biblique, halakha et kabbale. Le texte a été imprimé pour la première fois à Livourne en 1820 ; deux copies manuscrites anciennes sont conservées à la Bodleian Library (Neubauer 939,2 et 1258,2).
Une édition critique moderne du Sha’ar Kevod Hashem est l’un des livrables-pilotes du projet MMJMM.
Postérité familiale
Ephraïm a au moins un fils qui poursuit la lignée, et un petit-fils — également prénommé Israël Aln’kaoua — qui poursuit également l’œuvre. La famille reste influente à Tlemcen pendant plusieurs siècles ; certaines branches émigrent ultérieurement à Livourne, puis à Paris, Marseille, Strasbourg, Montréal et Jérusalem.