Rashbatz
Shimon ben Tzemaḥ Duran שמעון בן צמח דוראן
1361–1444
Palma de Majorque · Alger
Auteur canonique du corpus
Notice
- Rôles
-
- Rabbin
- Philosophe
- Famille
- Duran (de Duran…)
- Lieux d’activité
- Palma de Majorque · Alger
- Floruit
- 1361-1444
Vie
Né à Palma de Majorque en 1361, Shimon ben Tzemaḥ Duran — acronyme Rashbatz — fuit les pogroms de 1391 vers Alger, dont il devient le grand rabbin. C’est lui qui réorganise la communauté juive d’Algérie au lendemain de la catastrophe castillane, dans le cadre des taqqanot (ordonnances) avec son contemporain Yitzhak ben Sheshet (Rivash).
Son œuvre principale, le Tashbetz (acronyme de Teshuvot Shimon ben Tzemaḥ), est un vaste recueil de responsa qui devient la référence du judaïsme maghrébin. Il rédige également le Magen Avot, traité philosophique et exégétique.
Note sur la succession à Alger
Le Rashbatz succède à Yitzhak ben Sheshet Perfet (Ribash) (1326-1408) à la tête du tribunal rabbinique d’Alger, sans qu’il existe entre eux aucun lien de parenté : les deux rabbins, tous deux exilés ibériques après 1391, se sont succédé au poste d’Av Beit Din par cooptation communautaire — non par filiation. Cette précision lève une confusion fréquente dans les sources généalogiques internes (la succession à Alger ne crée pas un lien Duran-Perfet).
Postérité
Son fils Shlomo (Rashbash) (~1400-1467) lui succède à Alger en 1444. Ses petits-fils Tzemaḥ ben Shlomo et Shimon ben Shlomo ha-Sheni (1438 – post-1510) co-signeront le recueil Yakhin u-Voaz (Livourne, 1782), dont la seconde partie inclut 51 responsa du Rashbatz lui-même.
Trois générations consécutives, donc, à la tête de la halakha algéroise — auxquelles s’ajoute, à la génération III, l’alliance matrimoniale avec les Aln’kaoua de Tlemcen : la fille de Yehouda ben Ephraïm Aln’kaoua épouse Tzemaḥ ben Shlomo Duran (petit-fils du Rashbatz). Cette union scelle l’entrelacement des deux dynasties rabbiniques fondatrices du judaïsme algérien post-1391 (Alger pour la halakha, Tlemcen pour la spiritualité).
Mausolée et mémoire
La tombe du Rashbatz se trouve, avec celle de son contemporain et collègue Yitzhak ben Sheshet (Rivash), au cimetière israélite de Saint-Eugène (aujourd’hui Bologhine, à l’ouest d’Alger). Le Mausolée des Rabbanim Ribash et Rashbats est documenté par l’INSSEF et entretenu par l’Association des Amis des Cimetières de Saint-Eugène Bologhine (ACSE), créée fin 2018.
Dans la diaspora algéroise post-1962, une synagogue Ribach et Rachbats existe à Netanya (Israël), maintenant vivante la mémoire conjointe des deux fondateurs de la halakha algéroise du XVᵉ siècle.
Œuvres et témoins manuscrits
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Tashbetz (responsa)
Témoins manuscrits non encore identifiés dans le catalogue.
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Magen Avot
Témoins manuscrits non encore identifiés dans le catalogue.
Contributions communautaires
Notes, sources et corrections soumises par les membres et validées par l'équipe scientifique.