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    Maran

    Joseph Karo יוסף קארו

    1488–1575

    Tolède · Portugal · Empire ottoman · Andrinople · Safed

    Auteur canonique du corpus

    Notice

    Rôles
    • Rabbin
    • Kabbaliste
    • Philosophe
    Lieux d’activité
    Tolède · Portugal · Empire ottoman · Andrinople · Safed
    Floruit
    1488-1575

    Vie

    Né à Tolède en 1488, quatre ans avant l’expulsion des juifs d’Espagne, Joseph Karo grandit dans l’exil. Sa famille passe par le Portugal, fuit à son tour la conversion forcée de 1497, puis s’établit dans l’Empire ottoman, à Constantinople puis à Andrinople (aujourd’hui Edirne). Karo y reçoit sa formation rabbinique et y compose les premières strates de son œuvre maîtresse.

    En 1536, il s’installe à Safed (Galilée), qui devient sous son influence et celle de ses contemporains — Isaac Luria, Moïse Cordovero, Salomon Alkabetz — la capitale spirituelle du judaïsme post-expulsion. Il y meurt en 1575.

    Œuvre

    Karo est l’auteur du Shulḥan Arukh (« La Table dressée »), imprimé à Venise en 1565 — la grande codification halakhique qui s’impose, à partir du XVIᵉ siècle et avec les gloses ashkénazes de Moïse Isserles, comme la référence normative du judaïsme rabbinique jusqu’à aujourd’hui. Le Shulḥan Arukh est lui-même la synthèse abrégée de son monumental Beit Yosef, commentaire des Arba’ah Turim de Yaakov ben Asher.

    À côté de ce versant juridique, Karo écrit le Maggid Mesharim, journal mystique dans lequel il rapporte les enseignements d’un « maître » céleste qu’il dit recevoir en visions — témoignage rare de la spiritualité kabbalistique séfarade post-1492.

    Lien avec la lignée Saba

    Joseph Karo est, par son père Ephraïm Karo, le petit-fils maternel d’Isaac Saba. Sa mère est en effet la sœur de la première épouse d’Abraham ben Jacob Saba (1440-1508). Abraham Saba est donc l’oncle par alliance de Joseph Karo — ce qui inscrit la grande codification halakhique séfarade dans la mouvance familiale de l’un des kabbalistes majeurs de la génération de l’expulsion. (Cette filiation exacte fait l’objet de variantes dans les sources traditionnelles ; à recouper.)

    Pourquoi cette fiche dans le corpus MMJMM

    Joseph Karo n’est pas un auteur du judaïsme maghrébin au sens strict — son œuvre se déploie dans l’Empire ottoman et en terre d’Israël. Sa fiche figure ici parce que sa connexion familiale aux Saba et, par cette lignée, à la convergence tlemcénienne post-1492 (voir le récit La rencontre Saba / Aln’kaoua à Tlemcen) illustre comment la matrice séfarade post-expulsion irrigue à la fois le Maghreb et la grande codification halakhique.

    Sources

    • Shulḥan Arukh, éd. princeps, Venise, 1565.
    • gmpl26.org, section « La rencontre Saba / Aln’kaoua à Tlemcen » (mars 2026) — pour la filiation Saba.
    • Werblowsky, R. J. Z. Joseph Karo, Lawyer and Mystic, Oxford UP, 1962.

    Œuvres et témoins manuscrits

    • Beit Yosef (commentaire des Arba'ah Turim)

      Témoins manuscrits non encore identifiés dans le catalogue.

    • Shulḥan Arukh (Venise, 1565)

      Témoins manuscrits non encore identifiés dans le catalogue.

    • Maggid Mesharim

      Témoins manuscrits non encore identifiés dans le catalogue.

    Contributions communautaires

    Notes, sources et corrections soumises par les membres et validées par l'équipe scientifique.

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